Originaire d’Haulchin, Pascal Delmotte est le gardien de la mémoire de Bourvil.

Lors de l’exposition, il présentera :

  • Différents objets lui ayant  appartenu ou lui ayant servi dans ses films.
  • Des affiches et documents de promotion de ses films venant des 4 coins du monde.
  • Des photos et archives de l’acteur.
  • La reconstitution de son environnement de travail avec son bureau (pièces authentiques).
  • Des projections vidéos.
  • Des projecteurs de salle de cinéma, utilisés pendant la carrière de Bourvil.

Portrait de ce grand collectionneur par Fabrizio SCHIAVETTO, Le Soir, lundi 4 novembre 2002 :

Trente-deux ans après sa mort, le 23 septembre 1970, le souvenir d’André Raimbourg, dit Bourvil, est resté intact dans la mémoire du public. Plus encore dans celle de Pascal Delmotte pour qui l’acteur, chanteur, humoriste représente quinze années d’amitié…

Le 23 septembre 1970, Pascal a 7 ans. L’âge où l’on rêve de devenir pompiers, vétérinaires ou astronautes. Il ne le sait pas encore mais bientôt, l’acteur entrera dans sa vie, comme un passe-muraille traversant son coeur. Je parcourais une biographie de Bourvil. D’abord, je l’ai feuilletée. Ensuite, j’ai commencé à la lire et je ne suis plus parvenu à m’en décoller. La semaine suivante, à l’occasion d’une foire aux collectionneurs, je trouvais trois affiches… Voilà comment je suis tombé dedans, il y a quinze ans.

Après quelques années de recherches, sa quête le conduit à croiser le chemin de l’un des frères Taloche, Vincent, lui aussi passionné du héros de La Grande Vadrouille. Par son intermédiaire, il rencontrera Dominique Raimbourg, un des fils du comédien, et jettera les bases d’une amitié solide, mais aussi d’une passionnante aventure. Dominique et Philippe (NDLA, les deux fils de Bourvil) qui n’ont jamais voulu faire un franc avec l’image de leur papa, avaient gardé de nombreux objets de leur père.

L’idée d’une exposition vient à germer et, il y a six ans, Pascal Delmotte, Dominique et Philippe Raimbourg fondent « L’Association André Bourvil ». Son objet : préserver le patrimoine bourvillien. Une première et toute petite expo, sans prétention, est montée à l’occasion du Festival du Film d’Amour de Mons. Mais l’habitant d’Haulchin réfléchit déjà à un projet d’une autre envergure.

Entretemps, la collection grandit. Pascal Delmotte reçoit en prêt des proches de l’interprète, une foule d’objets qui jusque-là, se trouvaient dans le garage familial : affiches, instruments de musique, partitions musicales, etc. L’un des plus précieux – Pascal Delmotte le révère par-dessus tout-, c’est la Coupe Volpi, que Bourvil reçu à Venise pour son interprétation dans La Traversée de Paris.

Une première expo voit le jour en 1997 à Bourville, le village natal d’André Raimbourg. Sans bénéficier de la moindre publicité, elle accueillera près de 6.000 visiteurs et tourne en France depuis 5 ans. On vient me chercher pour monter l’exposition en France, à raison de 3 ou 4 fois par an.

Avec sa femme Annie, il signe en 2010 « Bourvil : ça va, ils sont contents » préfacé par Dany Boon aux éditions Gilles Verlant chez Flammarion.

Résumé :

A l’occasion des 40 ans de la mort de Bourvil, portrait de l’humoriste, de ses débuts de trompettiste dans les music-halls à ses grands succès populaires au cinéma, en passant par sa carrière de chanteur, ses débuts au cinéma, etc.

Quatrième de couverture :

« Je suis né à un âge si Modeste que ça ne vaut peut-être pas la peine de le préciser. Je ne savais pas encore que je m’appellerais Bourvil, ni d’ailleurs André Raimbourg.
Dans les mains de la sage-femme, je pesais huit livres, à peine le poids d’un accordéon.
Je suis né dans une ferme, en face d’une Meule de foin.
Il m’en est toujours resté quelque chose. »

Interview d’Annie et Pascal Delmotte sur Filigranes TV :

Pascal et Annie DELMOTTE, « Bourvil : ça va, ils sont contents », Flammarion from Filigranes Tv on Vimeo.